Tentative d’incendie contre une salle de prière musulmane, pourquoi certains médias n’en parlent pas.
- Marc Mauco

- 17 déc. 2025
- 2 min de lecture
Un incendie criminel visant un lieu de prière musulman n’est pas un fait divers anodin. C’est un événement grave, documenté, et confirmé par les autorités. Pourtant, il a été très peu relayé par certains médias nationaux pourtant prompts à commenter d’autres atteintes aux lieux de culte.
Ce silence interroge et il mérite d’être analysé.

Des faits clairs, établis et judiciairement qualifiés
Selon des informations relayées par l’AFP, un départ de feu volontaire a touché les parties communes d’un immeuble menant à une salle de prière musulmane.
Les flammes ont atteint des éléments disposés dans le couloir (tapis, placard à chaussures), avant d’être maîtrisées par un résident, évitant ainsi une propagation plus large.
Les autorités ont confirmé :
le caractère criminel du départ de feu,
l’ouverture d’une enquête confiée à la police judiciaire,
l’absence de blessés graves, grâce à une intervention rapide.
Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Une tentative d’incendie similaire a visé une autre salle de prière musulmane à Châtillon-sur-Seine en août dernier, selon les services préfectoraux.
Ces éléments sont factuels, sourcés et sérieux.
Un traitement par les médias à géométrie variable
Malgré la gravité des faits :
certains grands médias audiovisuels et éditoriaux n’ont pas relayé l’information,
aucun débat public n’a été ouvert,
aucune indignation collective n’a été portée à l’antenne.
Ce constat ne vise pas à opposer les communautés, ni à minimiser d’autres formes de violences.
Il pose une question simple et légitime, pourquoi des actes criminels visant un lieu de culte musulman peuvent-ils être traités comme secondaires, voire invisibles ?
L’enjeu n’est pas communautaire, il est démocratique
Dans une société fondée sur l’égalité et l’État de droit, la lutte contre les atteintes aux lieux de culte doit être cohérente et universelle.
Le silence médiatique pose trois problèmes majeurs :
Il banalise certains actes de violence.
Il crée un sentiment d’injustice et de hiérarchisation des victimes.
Il fragilise la confiance envers l’information.
Ce n’est pas l’émotion qui est demandée, mais la constance.
Informer, ce n’est pas choisir les faits qui confortent un récit, informer, c’est traiter les faits quels qu’ils soient, avec la même rigueur.
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Libres & Égaux défend une République :
où chaque citoyen est protégé,
où chaque lieu de culte est respecté,
où la violence est condamnée sans distinction.
Nommer les faits, c’est refuser leur banalisation, les taire, c’est prendre le risque de les voir se répéter.
La question n’est pas « pourquoi en parler » mais pourquoi ne pas en parler ?
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Marc MAUCO



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