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Voile, cartes étudiantes et cartes de presse, quand l’arbitraire remplace le droit

Une discrimination désormais reconnue par une autorité indépendante

Peut-on exiger d’une femme musulmane qu’elle retire son voile pour une photo de carte étudiante ou de carte de presse ?

La réponse est non et ce n’est ni une opinion militante, ni un débat idéologique : c’est la conclusion formelle de la Défenseuse des droits, Claire Hédon, dans un rapport publié le 4 décembre 2025.

Pourtant, dans les faits, cette exigence continue d’être imposée à de nombreuses femmes, au mépris du droit.


Voile, cartes étudiantes et cartes de presse  quand l’arbitraire remplace le droit

Ce que dit le droit, clairement

La loi française est limpide :

  • le voile n’empêche pas l’identification, tant que le visage est visible ;

  • aucune disposition légale n’interdit le port d’un signe religieux sur une carte étudiante ou une carte de presse ;

  • exiger son retrait constitue une différence de traitement fondée sur la religion.

La Défenseuse des droits qualifie cette pratique de mesure “susceptible d’avoir un effet discriminatoire”.

Nous ne sommes donc pas face à une zone grise, mais à un abus administratif.


Une discrimination massive et ciblée

Les chiffres du rapport sont sans appel :

  • 7 % des Français déclarent avoir subi une discrimination religieuse

  • 34 % des personnes musulmanes

  • 38 % des femmes musulmanes

Ces chiffres ont augmenté depuis 2016, ils révèlent une discrimination structurelle, pas des incidents isolés.


La laïcité détournée de son sens

La laïcité protège la liberté de conscience, elle n’impose pas l’effacement des identités religieuses dans l’espace social.

Ici, le voile devient un prétexte :

  • pour refuser un droit,

  • pour imposer une norme invisible aux autres,

  • pour faire peser sur certaines femmes une contrainte que la loi ne prévoit pas.

Ce glissement n’est pas neutre, il fragilise l’État de droit.


Le silence qui interroge

Plus grave encore, plusieurs organisations professionnelles, notamment dans le journalisme, ont refusé de soutenir les femmes concernées, malgré la reconnaissance officielle du caractère discriminatoire de ces pratiques, ce silence contribue à banaliser l’injustice.


Ce que cela produit, concrètement

La Défenseuse des droits alerte sur des conséquences lourdes :

  • anxiété, stress, perte d’estime de soi,

  • fragilisation économique,

  • retrait civique,

  • défiance envers les institutions.

Une République qui discrimine perd la confiance de ses citoyens.


Position de Libres & Égaux

Libres & Égaux défend une République :

  • fidèle au droit,

  • égale pour toutes et tous,

  • sans discrimination déguisée sous des discours de façade.

Appliquer la loi, intégralement, n’est pas un privilège, c’est un devoir.



Libres dans nos Choix

Egaux dans nos Droits

Marc MAUCO

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