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Quand la ‘Bollorisation’ touche la presse féminine : le signal d’alarme que la France et les journalistes ne doivent pas ignorer

Quand les journalistes doivent s’organiser pour résister, c’est que la démocratie vacille.


Ce qui se passe actuellement chez Prisma Media numéro un de la presse magazine en France est loin d’être un simple conflit interne, c’est un révélateur, un avertissement, un symptôme précis d’un mouvement beaucoup plus large : la transformation progressive de pans entiers des médias français en instruments idéologiques.

Et cette fois, ce n’est pas CNews ou le JDD, ce sont les magazines féminins.


Quand la ‘Bollorisation’ touche la presse féminine  le signal d’alarme que la France et les journalistes ne doivent pas ignorer

Une interview qui n’aurait jamais dû paraître

Tout commence avec une interview du cardinal Bustillo publiée dans Femme Actuelle.

Problème :

  • elle est réalisée par une journaliste de CNews,

  • elle aborde la religion sous un angle qui ne correspond en rien à la ligne éditoriale du magazine,

  • la rédaction n’a pas été impliquée.

Les journalistes parlent de sidération, d’incompréhension, d’inquiétude.

Et pour cause, Femme Actuelle n’a jamais été un magazine religieux, jamais un support d’opinion politique, jamais un instrument de prosélytisme.

Cette intrusion est vécue comme une tentative d’installer subtilement une orientation idéologique dans un magazine qui touche plusieurs millions de lectrices.


Quand CNews prend la tête de Prisma Media

Depuis 2025, la direction de Prisma Media est assumée par :

  • Serge Nedjar, patron de CNews,

  • Gérald-Brice Viret, DG de Canal+.

Deux figures centrales du dispositif médiatique orchestré par Vincent Bolloré.

C’est cette même direction qui :

  • a transformé CNews en chaîne d’opinion,

  • a restructuré le JDD pour en changer totalement la ligne,

  • supervise désormais des magazines féminins grand public.


Les journalistes le disent clairement :

Depuis ce remaniement tout change : l’ambiance, la mainmise, l’interventionnisme.

La solidarité des rédactions : une première historique

Face à ce risque d’orientation idéologique, les rédactions de plusieurs magazines féminins créent une SDJ commune :


Leur objectif est limpide :

« Nous désolidariser de toute orientation religieuse, politique, économique et veiller à l’indépendance éditoriale. »

Lorsqu’une SDJ apparaît, c’est toujours un symptôme de crise démocratique dans un média mais lorsqu’elle regroupe autant de rédactions, c’est un cri d’alarme national.


Une stratégie globale : contrôler tous les segments de la population

Le groupe Bolloré ne se contente plus de cibler :

  • les classes populaires (CNews),

  • les conservateurs (Europe 1, Fayard),

  • les amateurs de divertissement (C8),

  • les lecteurs d’actualité (JDD).

Désormais, il vise les magazines féminins, et même les magazines people, via les rachats d’Ici Paris et France Dimanche.


Pourquoi ?

Parce que ces supports façonnent :

  • l’émotion,

  • les représentations sociales,

  • l’imaginaire collectif,

  • et le vote.

C’est l’étape suivante d’une stratégie claire, influencer tous les segments de la société, même ceux qui ne se sentent pas concernés par la politique.


La France doit ouvrir les yeux

Ce qui se joue n’est pas une bataille médiatique, ce n’est pas une lutte de journalistes contre un patron, c’est la question de l’indépendance de l’information.


Quand un même groupe oriente :

  • la télévision,

  • la radio,

  • la presse écrite,

  • la presse magazine,

  • les maisons d’édition

alors ce groupe n’est plus un acteur médiatique, c’est un acteur politique et c’est là que la menace commence !!!


Libres dans nos Choix

Egaux dans nos Droits

Marc MAUCO


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