La “Nuit du Bien Commun” : quand la philanthropie devient un outil d’influence politique
- Marc Mauco

- 8 déc. 2025
- 3 min de lecture
Depuis plusieurs années, la “Nuit du Bien Commun” est présentée comme un gala inspirant, généreux, rassemblant donateurs, entrepreneurs et associations pour soutenir des projets solidaires mais en coulisses, un tout autre mécanisme se met en place.
Un mécanisme que le HuffPost vient de dévoiler, et qui révèle la dimension profondément stratégique et politique de cet événement.

Car cette soirée n’est pas un simple moment caritatif, c’est un levier d’influence, un instrument idéologique, et l’un des outils majeurs du réseau qui se construit autour d’une figure aujourd’hui incontournable : Pierre-Édouard Stérin.
Une philanthropie qui ressemble de plus en plus à un outil politique
À première vue, les participants veulent “faire le bien”, “aider”, “transmettre”. Mais quand on observe les projets financés, les mots employés et les réseaux présents, on découvre une orientation claire :
Associations identitaires
Mouvements conservateurs catholiques
Groupes pro-“racines européennes”
Initiatives moralistes ou anti-progressistes
Projets de formation d’une nouvelle élite “civilisationnelle”
La charité, ici, n’est pas neutre, elle devient une façade morale permettant de légitimer un courant politique précis.
Le rôle central de Pierre-Édouard Stérin : mécène, idéologue, stratège
Stérin n’est pas seulement un grand donateur, il est le fondateur du projet Périclès, une initiative politico-culturelle visant à :
refonder la civilisation européenne,
restaurer une France “identitaire et chrétienne”,
structurer le conservatisme radical,
influencer les médias, l’éducation, et les institutions.
Ce n’est pas un secret :il finance désormais Valeurs Actuelles, plusieurs médias conservateurs,des influenceurs, des écoles privées, et des associations très engagées contre l’immigration ou les droits sociaux.
La Nuit du Bien Commun est un outil central dans cette stratégie.
Une soirée caritative ? Ou un espace de recrutement idéologique ?
Ces galas permettent :
d’activer un réseau d’entrepreneurs influents,
de fédérer une communauté fidèle autour de Stérin,
de financer des associations alignées idéologiquement,
d’installer un discours politique sous couvert de “valeurs”,
de normaliser l’idée que l’identité française serait en danger,
de faire accepter la vision d’une “France à reconquérir”.
Les participants pensent “contribuer au bien”.Mais le “bien” est redéfini selon un prisme ultra-conservateur.
Une stratégie silencieuse mais redoutablement efficace
Dans une démocratie, les idées se diffusent par :
les médias,
la culture,
l’école,
la charité,
les réseaux sociaux,
les personnalités influentes.
Stérin a compris cela mieux que quiconque, au lieu d’attaquer frontalement, il pénètre la société civile en se présentant comme un philanthrope engagé.
C’est ce que les anglo-saxons appellent : soft power idéologique.
L’enrobage est doux, le message est dur.
Pourquoi c’est un vrai danger pour le débat public
Parce que cette stratégie :
contourne le débat démocratique,
infiltre l’imaginaire collectif par le “bien”,
normalise les discours identitaires,
marginalise les populations issues de l’immigration,
légitime une vision unique de ce qu’est “la France”,
influence l’opinion sans que celle-ci ne s’en rende compte.
Derrière le mot “bien”, il y a une question clé le bien de qui, et selon qui ?
La Nuit du Bien Commun ne reflète pas l’intérêt général, elle reflète l’intérêt d’une idéologie.
La France doit ouvrir les yeux
Financer la solidarité est noble mais financer la solidarité pour reconstruire une société selon un agenda politique précis, c’est autre chose.
La “Nuit du Bien Commun” n’est pas seulement un événement caritatif, c’est un outil culturel, un réacteur idéologique et une plateforme d’influence dont les implications dépassent largement la philanthropie.
Comprendre cela, c’est protéger l’espace démocratique, l’ignorer, c’est laisser une vision minoritaire façonner le futur culturel et politique du pays !!!



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