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Quand l’injustice devient une option politique sur un plateau de télévision

Il y a des phrases qui ne devraient jamais être prononcées à la légère. Il y a des idées qui, lorsqu’elles sont exprimées publiquement, engagent bien plus que leur auteur. Et il y a des plateaux de télévision qui transforment ces idées en normes acceptables.

Les propos tenus récemment par Arno Klarsfeld sur CNews posent un problème politique, moral et démocratique majeur.


Quand l’injustice devient une option politique sur un plateau de télévision

Un basculement inquiétant du débat public à la télévision

Lorsqu’un avocat, ancien conseiller d’État, explique qu’une politique efficace contre l’immigration irrégulière nécessiterait d’« accepter de commettre des injustices », il ne s’agit plus d’un simple débat d’opinion, il s’agit d’un renversement des principes fondamentaux de l’État de droit.

En démocratie, l’injustice n’est jamais un outil, elle est précisément ce que le droit cherche à empêcher.

Accepter l’injustice comme méthode d’action publique revient à nier la fonction première de la loi, protéger les individus contre l’arbitraire, y compris lorsque l’État est confronté à des situations complexes.


L’exception érigée en méthode politique

Comparer implicitement la France à des méthodes de type ICE américaines, évoquer des « rafles » en assumant qu’elles entraîneraient nécessairement des erreurs, des abus, voire des drames humains, et conclure que cela serait « pour le bien de l’État », ce n’est pas faire preuve de lucidité, c’est légitimer l’exception permanente.

Or, l’histoire des démocraties montre que lorsque l’injustice devient un moyen assumé, elle cesse rapidement d’être exceptionnelle pour devenir structurelle.


Quand l’injustice devient une option politique sur un plateau de télévision
Quand l’injustice devient une option politique sur un plateau de télévision

Le rôle central des médias dans la banalisation

Le plus préoccupant n’est pas seulement le contenu de ces propos, c’est leur banalisation, leur diffusion sans réel contradicteur, leur mise en scène comme une option rationnelle et acceptable.

Sur un plateau de télévision regardé par des centaines de milliers de personnes, une idée s’installe progressivement :

  • la justice deviendrait un luxe,

  • les droits fondamentaux seraient négociables,

  • certaines populations pourraient être traitées comme des dommages collatéraux.

Ce glissement est dangereux, car il modifie le cadre mental du débat public et prépare l’opinion à accepter l’inacceptable.


Une République ne transige pas avec ses principes

Une République qui accepte l’injustice « par efficacité » cesse d’être une République de droits, elle devient une République de rapports de force, oui, le débat sur les politiques migratoires est légitime.

Oui, leur efficacité peut et doit être discutée mais on ne peut pas normaliser l’idée que l’injustice serait moralement acceptable.

C’est précisément à ce moment-là que les démocraties vacillent lorsqu’elles commencent à croire que renoncer à leurs principes les rendra plus fortes, alors que cela les affaiblit.

STOP AUX DEBORDEMENTS !!!


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Marc MAUCO

 
 
 

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