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Diaspora algérienne en France, ce que disent les chiffres, loin des récits anxiogènes

Quand les faits contredisent la peur organisée

Dans le débat public français, la diaspora algérienne est trop souvent évoquée à travers un prisme émotionnel : insécurité, communautarisme, pression migratoire, « problème d’intégration ».

Ces récits, largement relayés par certains responsables politiques et médias, s’imposent sans que les données objectives ne soient réellement mises sur la table.

Or, les chiffres officiels racontent une histoire radicalement différente.


Diaspora algérienne en France, ce que disent les chiffres, loin des récits anxiogènes

Une présence démographique stable et structurelle

Contrairement à l’idée d’une « submersion », la population immigrée en France représente environ 11,3 % de la population totale, soit près de 7,7 millions de personnes (données Insee 2024).

La diaspora algérienne immigrés, descendants et binationaux est estimée entre 5 et 6 millions de personnes, réparties sur plusieurs générations. Il ne s’agit donc ni d’un phénomène récent ni d’une vague incontrôlée, mais d’une réalité historique et structurelle de la société française.


La diaspora algérienne, un pilier du marché du travail français

Les immigrés représentent environ 12 % de la population active française, soit 3,7 millions de travailleurs. La diaspora algérienne y occupe une place majeure, notamment dans les secteurs dits « en tension ».

Répartition par secteurs (estimations croisées Insee / Dares) :

  • Hôtellerie-restauration : ~30 %

  • Nettoyage, logistique : ~28 %

  • BTP : ~25 %

  • Services à la personne (aide à domicile, dépendance) : ~22 %

  • Sécurité privée : ~20 %

Ces secteurs sont essentiels au fonctionnement quotidien du pays et souffrent d’un manque chronique de main-d’œuvre sans ces travailleurs, une partie de l’économie française serait à l’arrêt.


Une contribution économique massive et mesurable

Loin du mythe de l’« assistanat », la contribution économique de la diaspora algérienne est documentée.

Estimations macroéconomiques :

  • Contribution indirecte au PIB français : environ 120 milliards d’euros

  • Part estimée du PIB liée à la présence algérienne : 4,5 à 5,5 %

  • Recettes fiscales et sociales générées : plus de 30 milliards d’euros par an

Ces chiffres incluent :

  • cotisations sociales,

  • impôts directs et indirects,

  • consommation,

  • création de valeur dans les PME et services.


Fiscalité, cotisations, solidarité : une réalité occultée

Les travailleurs issus de l’immigration cotisent au même titre que tous les autres :

  • assurance maladie,

  • retraites,

  • chômage,

  • financement des services publics.

Dans certains territoires, notamment en Île-de-France, leur contribution est déterminante pour l’équilibre des caisses sociales.Sans ces apports, le déficit public et social serait mécaniquement aggravé.


Pourquoi ces chiffres sont-ils si peu mis en avant ?

Parce qu’ils contredisent un récit politique utile à certains acteurs.

À l’approche des échéances électorales, la désignation d’un bouc émissaire identifiable permet :

  • de détourner l’attention des enjeux budgétaires,

  • d’éviter le débat sur la dette publique,

  • de masquer l’échec de certaines politiques économiques.

La diaspora algérienne devient alors une variable d’ajustement du discours politique, non un sujet de politique publique sérieuse.


Une stigmatisation aux effets concrets

Cette construction médiatique n’est pas neutre.

Elle produit :

  • une suspicion généralisée envers des citoyens et résidents,

  • une fragilisation du lien social,

  • un sentiment d’insécurité symbolique pour des millions de familles.

Pourtant, les données montrent une diaspora majoritairement intégrée, active, contributive, profondément ancrée dans la société française.


Réhabiliter le débat par les faits

Reconnaître ces réalités n’empêche ni la critique des politiques migratoires, ni le débat démocratique mais cela impose une exigence : fonder le débat sur des données vérifiées, pas sur des fantasmes.

La France ne gagnera rien à opposer ses citoyens entre eux, elle a tout à perdre à ignorer ceux qui participent chaque jour à son fonctionnement économique et social.


Libres & Égaux – informer pour rééquilibrer le débat

Libres & Égaux s’inscrit dans une démarche simple :

  • rétablir les faits,

  • déconstruire les amalgames,

  • rappeler que l’égalité devant la loi suppose aussi l’égalité dans le récit public.

La diaspora algérienne n’est ni un problème ni une menace, elle est une composante réelle, mesurable et essentielle de la France contemporaine.


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Marc MAUCO

 
 
 

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