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Les étrangers sont responsables de la majorité des crimes

➜ Faux : les statistiques sont multifactorielles et ne prouvent pas cette affirmation concernant les étrangers.

Dans les débats publics, c’est l’un des mythes les plus répandus. Pourtant, les données disponibles et leur interprétation montrent une réalité beaucoup plus nuancée.


les étranges responsables

Les chiffres bruts ne disent pas “qui commet la majorité des crimes”

Les statistiques françaises mesurent :

  • les personnes mises en cause,

  • les personnes interpellées,

  • les personnes condamnées.

Ces catégories ne représentent pas “l’ensemble des crimes commis”. Elles dépendent de l’action policière et judiciaire.

Une population plus contrôlée apparaît mécaniquement plus souvent dans les chiffres, même à comportements identiques.


Les crimes graves ne sont pas majoritairement commis par des étrangers

Contrairement à l’idée répandue :

✔ les homicides,

✔ les violences intrafamiliales,

✔ la majorité des agressions graves,

✔ la criminalité organisée → ne sont pas dominés par des étrangers.

Comme dans tous les pays, la majorité des crimes graves sont commis par des personnes de nationalité du pays.


Les facteurs déterminants ne sont pas la nationalité

Les facteurs les plus corrélés à la délinquance sont :

  • l’âge (15–30 ans → surreprésentation universelle),

  • la précarité sociale,

  • l’exclusion scolaire,

  • le logement précaire,

  • la désocialisation,

  • le niveau de revenu,

  • les conditions de quartier.

Ce sont des facteurs socio-économiques, pas des facteurs liés à l’origine.


Pourquoi les étrangers apparaissent parfois surreprésentés dans certaines catégories ?

Plusieurs raisons expliquent certains chiffres spécifiques :

✔ Concentration dans les grandes villes

→ où les contrôles sont plus fréquents.


✔ Visibilité et contrôle renforcé

→ contrôles d’identité, frontières, zones touristiques.


✔ Infractions spécifiques

→ sans titre de séjour, infractions administratives (qui n’existent pas pour les nationaux), ce qui augmente mécaniquement les statistiques.


✔ Jeunes hommes isolés

→ catégorie d’âge la plus touchée dans toutes les sociétés, étrangères ou non.


Les amalgames entraînent des erreurs d’interprétation

Confusions fréquentes :

  • “mises en cause” = “coupables” (faux),

  • étrangers réguliers = sans-papiers (faux),

  • réfugiés = migrants économiques (faux).

Ces amalgames créent une perception faussée de la réalité.


Ce que disent vraiment les données

Les chiffres montrent que :

  • la délinquance est d’abord un phénomène social,

  • la nationalité n’explique rien à elle seule,

  • la majorité des crimes graves est commise par des nationaux,

  • aucune étude solide ne démontre que “les étrangers commettent la majorité des crimes”.


Il est factuellement faux d’affirmer que les étrangers sont responsables de “la majorité des crimes”.

✔ Les données sont complexes.

✔ Les facteurs réels sont sociaux, économiques, territoriaux.

✔ Les crimes graves restent majoritairement commis par des nationaux.

✔ Les amalgames créent des peurs infondées.

➡️ L’insécurité est un problème social, pas “ethnique”.

➡️ Les chiffres doivent être lus avec rigueur, pas utilisés pour stigmatiser.

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