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Quand un responsable politique désigne les Algériens comme un “fléau” : une dérive grave et dangereuse.

Le tweet publié par Thomas Joly marque une ligne rouge franchie.

Qualifier « les Algériens » de fléau et appeler à leur remigration massive et prioritaire ne relève ni du débat d’idées, ni de la liberté d’opinion. Il s’agit d’une stigmatisation collective, assumée, publique, et dangereuse.


Quand un responsable politique désigne les Algériens comme un “fléau” : une dérive grave et dangereuse.

En France, des millions de personnes d’origine algérienne sont :

  • françaises ou résidentes légales,

  • salariées, entrepreneures, soignantes, ouvrières, cadres,

  • contributrices nettes au système fiscal et social,

  • parents d’enfants scolarisés dans les écoles de la République.


Les réduire à un « fléau » revient à nier leur humanité, leur citoyenneté et leur place légitime dans la société française.

L’infographie utilisée pour appuyer ce discours repose sur une manipulation statistique classique : comparaisons hors contexte, absence de variables essentielles (âge, durée de présence, discriminations), sélection de chiffres anxiogènes. Ce n’est pas de l’analyse, c’est de la propagande.


Quand un responsable politique désigne les Algériens comme un “fléau” : une dérive grave et dangereuse.

Ce type de discours ne vise pas à résoudre un problème public, il vise à désigner un ennemi intérieur, à nourrir la peur, à fracturer la société et à banaliser l’exclusion.

Dans une République digne de ce nom, on débat des politiques publiques, on ne désigne pas une population entière comme nuisible.

Ces propos doivent être dénoncés, contestés, et traités à la hauteur de leur gravité.



Tribune « Libres & Égaux »

Non, les Algériens ne sont pas un fléau. Le fléau, c’est la haine assumée.


Il est possible de critiquer une politique migratoire, il est légitime de débattre d’intégration, de chiffres, de choix publics mais il est inacceptable de transformer une population entière en problème à éradiquer.

Dire « les Algériens sont un fléau » n’est pas une opinion, c’est une désignation hostile, qui vise indistinctement des étrangers, des résidents, mais aussi des citoyens français.


Ce type de discours ne fragilise pas seulement les Algériens.

Il fragilise la République elle-même, en instillant l’idée que l’égalité n’est plus un principe, mais une option.

Nous refusons la banalisation de la haine, nous refusons la manipulation des chiffres.

Et nous appelons les autorités à faire respecter le droit, sans faiblesse.

La République ne trie pas ses enfants par origine.


Libres dans nos choix

Egaux dans nos Droits

Marc MAUCO

 
 
 

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